Poème : CEJUS a cinq ans

05 Jan, 2020 0 Commentaire 210 Vues
Poème :CEJUS a cinq ans
Clinique médical’ pour soigner les organes,
Clinique juridiqu’ pour aider les profanes.
Voilà en quelques tours, sans de nombreux détours,
Exposés les pourtours qui peignent nos deux tours.
Notre CEJUS est née, c’était en deux mil quinze ;
Elle était sans moyen pour se sentir à l’aise.
C’est depuis cette année le collègue Donné,
Qui tient sa destiné avec un don inné.
Vous le connaissez bien, c’est un jeune un peu calme ;
Mais pour ce qu’il a fait, il mérite une palme.
Tout partit du vide, pourtant dans sa passion,
Il reste le guide qu’on suit dans la vision.
On ne le vante en rien, seul lui put entrevoir,
Qu’après cinq ans de vie, on serait plein d’espoir.
Aujourd’hui grâce à lui, ils sont un peu nombreux,
Sans avoir les moyens, à bien combler leurs vœux.
C’est un service offert à la nation, au peuple,
On demande à l’État d’être encore plus souple :
Reconnaître l’effort, puis tendre une autre main,
Pour de beaux échanges, un meilleur lendemain.
La CEJUS a cinq ans, on le doit à un groupe,
Qui sera toujours là, renonçant à sa soupe,
Pour aller de l’avant remplacer le bâton
Des espoirs du peuple par un autre en béton.
Parmi nous des jeunes, venus y faire un stage,
Qui sont enfin restés pour cause de courage.
On ne peut les citer, puisqu’ils sont si nombreux ;
Mais Felix et Nestor leur diront tous nos vœux.
Nous pensons à Xavier, qui s’est rendu très libre
Pour éclairer nos voies, nous donnant l’équilibre.
Nous pensons à David, et bien sûr à Dufour,
Qui sont venus de loin élever cette tour.
Nous pensons au réseau, le réseau francophone,
Par qui nous deviendrons bientôt un grand pylône.
Que dire de Stege de la grande Italie,
Qui nous a tant formés, et d’une voie polie.
On voit que les langues n’ont pas pu être obstacles,
A vos désirs ardents à nous servir d’oracles.
On pense à Rosenbaum, du pays des dollars,
De qui nous avons eu bien de soutiens épars.
On souffrait de crédit ; par le fait du colloque,
Tous sont venus aider à lever l’équivoque.
S’il existe autre mot plus noble que merci,
C’est pour vous qu’il est fait, prenez-le sans souci.
Nous savons délicat, ce métier de justice,
Et qu’il faut l’avocat, parfois dans l’exercice.
On pense aux services de tous ces avocats,
Qui sont nos complices devant les magistrats.
On ne le dit assez, vous êtes tous des braves.
Vous nous avez aidés à passer tant d’entraves.
On pense aux professeurs de notre Faculté,
Ainsi qu’au personnel de l’Université.
Nous montrons du zèle à rompre notre silence
D’exprimer notre joie envers la présidence.
Partout on est allé, même chez les Chinois,
Nul de nous n’a souffert d’un traitement sournois.
Un merci spécial au professeur si jeune,
Qui pour le bien commun, n’a pas le cœur en panne,
Le temps nous manquera, pas au dam des doyens,
Qui ont pour la cause donné tous les moyens.
Ils sont des professeurs, des hommes de lumières,
Par qui brillent le Droit d’une et mille manières.
Tels des coups de maître, l’éclat de vos conseils,
Toujours donnés à temps, fait briller nos soleils.
A toute ambassade, à celle surtout de France,
Nous disons merci, pour votre confiance.
Ne vous étonnez pas, le temps ne purge rien
De tout ce qui passe et rappelle au cœur le bien.
Des dîners allemands, offerts à l’ambassade,
Ont aidé la Cejus dans sa jolie ballade.
On en vient à la paix menacée d’apartheid
Pour acter le projet financé par l’Usaid.
On pense au Procema, l’un des nombreux programmes,
Qui nous a soutenus à promouvoir les femmes.
Nous pensons à la Cnar, pour l’effort consenti,
Croyant que nos projets feront un bon rôti.
Un coucou au Konrad, et autres partenaires,
Qui nous ont bien aidés, sur les questions agraires,
A nos ministères, notre merci est dû
Pour avoir chaque fois aux appels répondu.
Des fleurs à Tchagnao, acteur de la justice,
Pour penser au Bureau prêt d’entrer en service.
Allons au Canada, où se trouve le Bureau
Qui aide les enfants à vaincre tout bourreau.
Nous lui disons merci, merci d’un cœur sincère,
On le dit en anglais, si c’est ce qu’il préfère.
Merci aux OSC qu’on eut sur nos sentiers,
Même pour le seul fait d’avoir pris nos courriers.
On n’en finira pas, tant notre liste est longue.
On dit merci à tous, à chacun dans sa langue.
Le mot est destiné à tous ceux qui au loin,
Ont su unir leur cœur pour nous donner un soin.
Nous fêtons la CEJUS, c’est par le temps qui passe ;
Ce temps s’ouvre au futur, nous ouvrons donc la classe,
Aux yeux du monde entier, pour qu’à part nos efforts,
Il se sente libre de corriger nos torts.
Nous commençons le pas de plumer nos excuses,
A tous nos offensés, par nos larmes diffuses.
A nos partenaires, restés insatisfaits,
On promet pour demain, des services parfaits.
La main toujours tendue, venez pour qu’on avance !
Si vous doutez toujours, vous éloignez la chance
D’œuvrer au plus vite, avec des hommes de Droit,
Vivants d’un cœur simple, avec un esprit adroit.
La CEJUS a cinq ans, c’est elle qu’on célèbre,
Et cette fête ira de Novembre à Décembre.
Ces jeunes juristes ignorés si longtemps,
Venez les découvrir, pour rattraper le temps.
La CEJUS a cinq ans, cinq ans de gratitude
Envers ceux dont l’aide la porte en altitude ;
Car si elle a cinq ans, ce n’était pas sans vous,
Qu’elle a fait le chemin, pour être au rendez-vous.

TAGNAMI E. de Maritoy

Leave Replay

Connectez-vous : Google